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L'Abécédaire - G
2 Commentaire(s)
par Marie-Ève Juste, 2016-06-25

G

Godin, Olivier

 

    Il l'a souvent dit et redit, ses films sont des «comédies romantiques». Voici donc ses mots, la scène qui l'habite, et son aspiration secrète de se mesurer en toute humilité à Ford.

    «Pour l’élégance de Ford, pour cette démesure tranquille, épique et romantique, qui fait sa force autant dans les scènes intimes que celles à grand déploiement (sa façon magnifique de filmer les bals et les processions). J’ai déjà voulu filmer une scène de baiser, et forcément, me mesurer à Ford, mais je me suis buté au souvenir de cette scène et j’ai figé d’angoisse, en me disant:" je ne suis pas digne !". Je ne le serai jamais, c'est certain, mais peut-être qu'un jour, j’oserai enfin filmer une scène de baiser et me mesurer timidement à Ford.»

    Merci Olivier Godin!

 

The Quiet Man, John Ford, 1952

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Commentaires

Olivier Godin 08-07-16 15h36
Il y a certainement quelque chose de «gros» à cette scène, mais je ne pense pas comme vous qu’elle est à l’image du cinéma de Ford. Je trouve que ces moments sont forts, surtout dans ces films plus atypiques qui n’appartiennent pas aux grands genres (je pense notamment à Tobacco Road, Donovan’s Reef, The Sun Shines Bright, The Long Voyage Home), parce qu’ils sont rares et qu’ils viennent ponctuer la douceur et la sobriété avec une force indéniable et un sens de la mise en scène appuyé, certes, mais surprenant et rafraichissant. Je préfère cela à un film, disons, d’humeur égale. Cela dit, je n’ai pas vu ces films de Solveig Anspasch, mais je n’ai aucune difficulté à imaginer que ce genre de traitement romantique semble désuet aujourd’hui et que beaucoup de cinéastes contemporains aborderaient les éléments d’une telle scène avec plus de finesse et de... timidité (?)… et un souci évidemment plus réaliste. Yé !
Francis van den Heuvel 26-06-16 10h46
Je n'ai jamais été un grand fan du cinéma de John Ford....Tout m'y apparaissait trop appuyé, sur souligne....et ''surmonté'' . Le baiser-tango est de trop, comme le reflet miroir.....la gifle de Maureen O'Hara a John Wayne et la musique sirupeuse de Victor Young est inutile....Je préfère de beaucoup la subtilité et discrétion dans sa description de l'amour et du sentiment amoureux de la réalisatrice Solveig Anspach dans Lulu femme nue et son tout dernier film L'effet aquatique.

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