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« A Fistful of cenne noires »
par Jimmy Larouche, 2016-08-17


    Dans moins de 3 jours se terminera à Alma, Sherbrooke, Laval et Longueuil, le parcours en salles de Mon ami Dino. Le film aura été présenté dans ces villes pour un grand total de… 2 semaines. C’est pas si mal, si on relativise, car à Victoriaville, Drummondville, Boucherville et St-Eustache il n’aura fait qu’une semaine. Et là encore, on peut relativiser, car dans un très grand nombre de salles, il n’aura tout simplement pas été présenté. Comme c’est le cas d’un nombre croissant de films québécois indépendants fait avec une tonne de cœur, un truckload de passion and « A fistful of cennes noires ».  Que doit-on penser de cette situation où un nombre de plus en plus nombreux de cinéastes québécois produisent de plus en plus de films que de plus de Québécois ont de moins en moins envie d’aller voir au cinéma?
 
    Dans mon cas, plusieurs personnes m’ont dit récemment que l’important avec Mon ami Dino, c’était que j’étais entrain de me faire un nom… Bon, je pensais m’être fait un nom après La cicatrice, mon premier long-métrage, puis après Antoine et Marie, mon deuxième, mais ça l’air que c’est long se faire un nom… Pourtant, j’ai jamais été aussi certain d’en avoir un nom. Je suis Jimmy Larouche, fils de Denis Larouche et de Sylvie Guay. Je suis aussi le frère de Sébastien Larouche, le parrain de Vincent Larouche et l’oncle de sa soeur, la princesse Léa. Je suis Jimmy Larouche, l’homme entouré des meilleurs amis du monde. Je suis aussi Jimmy Larouche, réalisateur de 3 longs-métrages indépendants québécois, tournés en 5 ans à l’aide de généreux (et un peu fous) investisseurs privés, d’équipes techniques passionnées et de comédiens talentueux.
 
    Je suis aussi Jimmy Larouche, un gars d’Alma à qui une fille de Moncton a écrit après un visionnement de Antoine et Marie, pour le remercier d’avoir compris ce que vivait les femmes victimes d’agressions sexuelles. À ce moment, j’étais l’une des deux seules personnes à qui elle avait dit avoir été violée. L’autre personne étant son thérapeute. Plus récemment, à la sortie du cinéma Beaubien, j’étais Jimmy Larouche, le réalisateur de Mon ami Dino, à qui une dame est venue dire merci pour lui avoir permis d’extérioriser les larmes qu’elle n’avait pas réussi à pleurer suite au décès de son père.
 
    Doit-on juger de la pertinence d’une œuvre par le nombre de personnes qui la verront ? J’en doute. Mais très honnêtement, c’est agréable de savoir que les films que l’on fait sont vus et appréciés. Alors un gros merci à tous les gens qui ont été voir Mon ami Dino en salle. À Montréal et Québec, vous avez jusqu’au 25 août minimum pour allez le voir. ET, dans tous les cas, si ce n’est pas avec ce film que vous découvrez mon « nom »,  ne vous inquiétez pas, j’ai l’intention d’être dans les parages encore longtemps. Qu’est-ce tu veux… J’aime ça faire des films.

 

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