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Top 10 comédies musicales
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par Pascal Plante, 2016-12-30

    Pour rendre hommage à la regrettée Debbie Reynolds, immortalisée par sa sortie du gâteau (et pour tout le reste) dans Singin’ in the Rain, mais également pour mettre en lumière les films-influences du La La Land de Damien Chazelle, voici le palmarès maison d’un amoureux de comédies musicales.

 

Mention spéciale : 42nd Street – Lloyd Bacon, É-U, 1933

    Bien qu’étant primitive d’un point de vue scénaristique, cette œuvre saisissante des premières années des comédies musicales américaines peut se vanter de contenir les plus impressionnantes chorégraphies signées Busby Berkeley… car, avouons-le, dans l’analyse critique d’un film musical, la composante « spectacle » y joue pour beaucoup.

 

10. Gentlemen Prefer Blondes – Howard Hawks, É-U, 1953

    Hawks met en scène une comédie musicale avec classe et sagesse : contrepoint évident à l’attitude maximaliste et extravagante des musicals de son temps. S’il n’y avait qu’un seul film pour rappeler les raisons ayant porté Marilyn Monroe à son statut d’icône et de sexe-symbole, ce serait celui-ci.

 

9. Le Million – René Clair, France, 1931

    En 1931, en France, la transition vers le parlant venait tout juste d’être adoptée, et déjà, René Clair fait mouche avec un film proposant une parfaite balance entre esthétique visuelle, dialogue, son et musique. Via le dispositif du billet de loterie gagnant – l’objet du désir ultime dans un monde post-krach - René Clair propose, avec humour, un regard doux-amer sur la nature humaine.

 

8. West Side Story – Robert Wise, Jerome Robbins, É-U, 1961

    Véritable phénomène culturel sur Broadway à la fin des années 50, West Side Story, le film, apparaît toutefois comme un pari audacieux, ne serait-ce que par son inclusion novatrice de ballet. Librement inspirée de Roméo & Juliette, cette œuvre-phare du musical américain marie à merveille ses deux trames narratives : la rivalité des gangs et la romance. Et que dire de la légendaire musique de Bernstein... ?

 

7. Everyone Says I Love You – Woody Allen, É-U, 1996

    Avant de se recroqueviller dans le cynisme en clamant que Woody Allen fait toujours le même film, il faut se rappeler que du long de sa prolifique carrière, Woody a vraisemblablement touché à tous les genres. Son unique inclusion dans le monde de la comédie musicale, avec Everyone Says I Love You, avait tout pour alimenter le scepticisme, mais il en ressort avec un bijou inespéré - l’un de ses meilleurs films, point. Comment ne pas être transporté par ce numéro le long de la Seine ? Magique.