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Cinéastes invités
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Elles kick des culs !
par Caroline Monnet, 2017-10-17

Le plus grand rassemblement de cinéma autochtone au monde commence demain. Chaque année, je m’assure de garder les dates du ImagineNATIVE Film + Media Art Festival libres dans mon calendrier. C’est un rendez-vous auquel je tiens particulièrement, non seulement parce qu’il est important, mais aussi parce qu’il me replonge au coeur d’un important réseau interplanétaire de talents autochtones, venant des quatre coins du globe.

Cette année, le festival ImagineNATIVE accueille plus de 72% de femmes autochtones réalisatrices qui présenteront leurs courts et longs métrages à cette 18e édition qui se tiendra du 18 au 22 octobre prochain à Toronto. Aujourd'hui, plus que jamais, les cinéastes autochtones du monde entier revendiquent le médium du cinéma comme outil de narration essentiel. Leur travail a été exposé à l'échelle nationale et internationale, prisé pour son authenticité indéniable. Pour l’occasion, je vous invite à découvrir (ou redécouvrir) quelque unes de ces femmes qui ne cessent de m’impressionner par leur intelligence, engagement et esprit critique. La liste est longue et il est difficile d’en sélectionner seulement cinq.

Je vous invite à consulter toute la programmation du festival et à venir y faire un tour si vous êtes dans le coin!

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image tirée de Wakening

DANIS GOULET

Les courts métrages de la cinéaste primée Danis Goulet ont été projetés dans des festivals à travers le monde, dont Sundance, le Festival international du film de Toronto, le Festival international du film de Berlin, imagineNATIVE et Aspen Shortsfest. Son film Wakening (2013) a fait sa première mondiale en soirée d'ouverture au Festival international du film de Toronto 2013, sa première internationale à Sundance et a remporté le Prix canadien du court métrage exceptionnel au ReelWorld Film Festival. En 2012, son film Barefoot a été présenté au TIFF et a été récompensé par une mention spéciale du jury international Génération 14plus à la Berlinale 2013. Son travail a été diffusé sur ARTE, CBC et Movieola. Elle est alumnus du National Screen Institute's Drama Prize et TIFF Talent lab. Danis (Cree / Metis) est née à La Ronge, en Saskatchewan, et réside maintenant à Toronto. 

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image tirée de Savage

LISA JACKSON

Après une formation en documentaire, incluant les succès Suckerfish, Reservation Soldiers pour CTV, et How A People Live pour CBC, Lisa Jackson s'est lancée dans la fiction avec Savage, qui a remporté le Génie 2010 du meilleur court métrage. Son travail s’étend autant en animation, performances artistiques et comédie musicale. Playback Magazine l'a nommée parmi les 10 talents à surveiller en 2012, le ReelWorld Festival l'a sacrée pionnière, et son travail a été présenté dans des festivals internationaux, dont la Berlinale, Hot Docs, SXSW, Margaret Mead et London BFI. Jackson est Anishinaabe et titulaire d'un baccalauréat en production cinématographique de l'Université Simon Fraser. Elle termine sa maitrise en beaux-arts à l'Université York et a été lauréate du Laboratoire des réalisateurs du Centre canadien du film, du TIFF Talent Lab, de l'IDFA Doc Summer School et du Berlin Talent Campus. Elle travaille à la fois en fiction et en documentaire. 

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image tirée de Inuit High Kick

ALETHEA ARNAQUQ-BARIL

Alethea est une réalisatrice inuit et dirige Unikkaat Studios Inc. Dans son documentaire primé Aptn Tunniit: Retracing the Lines of Inuit Tattoos), elle a parcouru l'Arctique pour discuter avec les ainés des pratiques de tatouage inuit. Elle a ensuite réalisé le court métrage Inuit High Kick, et coproduit avec White Pine Pictures Experimental Eskimos, un documentaire de Barry Greenwald (Hot Docs, Prix Allan King de la DGC 2010). Elle realise l'animation Lumaajuuq: The Blind Boy and the Loon, produit par l’ONF, qui remporte le prix du meilleur court métrage canadien à imagineNATIVE 2010 ainsi que le Golden Sheaf Award du meilleur film autochtone au Yorkton 2011. Son court-métrage d'animation Sloth, est l'un des 15 courts métrages sélectionnés dans le cadre de Perspective Canada de Téléfilm au Marché du film de Cannes. Elle est productrice exécutive de Throat Song de Miranda de Pencier, produit par Stacey Aglok MacDonald présenté au TIFF 2012 et qui remporte le prix écran Canadian de la meilleure comédie dramatique, 2014. Alethea coproduit Arctic Defenders, un documentaire de John Walker, nominé pour le prix Allan King de la DGC 2014 et reçoit le prix du meilleur documentaire au Atlantic Film Fest. Son dernier long-métrage, Angry Inuk (coproduction de l'ONF en association avec EyeSteelFilm), portant sur la chasse au phoque, a remporté le prix du public à Hot Docs, ainsi que le prix canadien de la promotion du documentaire. 

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image tirée de Bloodland

ELLE-MAIJA TAILFEATHERS 

Elle-Máijá Tailfeathers est cinéaste, écrivaine et comédienne. Elle est membre de la Première nation Kainai (Blood Tribe, Blackfoot Confederacy) ainsi que des Sámi de Norvège. Elle a obtenu un baccalauréat en études des Premières nations de l'Université de la Colombie- Britannique et en études des femmes. Elle est alumnus du programme de cinéma de la Vancouver Film School. Elle a commencé sa carrière cinématographique en 2011 avec le court métrage expérimental Bloodland. Depuis, elle a exploré la fiction narrative, le documentaire, le vidéoclip et le remix d'archives vidéo. Son travail est souvent axé sur la communauté et ancré dans la justice sociale. Ses films primés ont été projetés dans des festivals du monde entier, notamment le Festival international du film de Berlin, le Festival international du film de Vancouver, le Festival de films et d'arts médiatiques imagineNATIVE, le Festival international du film de Seattle et le Top Ten du TIFF. Elle-Máijá est alumnus du Berlinale Talent Lab, du Indigenous Film Fellowship de l'Institut International du Film Sámi et du Hot Docs Doc Accelerator Lab. Elle a reçu le prix du maire de Vancouver en 2014 en tant qu'artiste émergente dans le domaine du cinéma et des nouveaux médias, ainsi qu'un prix Kodak Image de Vancouver Women in Film. Elle travaille présentement sur un long-métrage documentaire (avec le soutien de l'Office national du film du Canada et du Fonds Hot Docs Cross Currents) sur la crise actuelle du fentanyl dans sa communauté et vient de terminer la réalisation d'un long métrage c̓əsnaʔəm, la ville avant la ville issue d’un projet d’exposition entre Musqueam band council, le Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie- Britannique et le Musée de Vancouver. 

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image tirée de SNIP

TERRIL CALDER

Terril Calder est une artiste métisse, née à Fort Frances, en Ontario, et elle habite actuellement Toronto. Elle a fait une spécialisation en dessin, en arts de la scène et en cinématographie à l’École des beaux-arts de l’Université du Manitoba. Elle a exposé ses sculptures et présenté ses œuvres d’art performance avec le fameux groupe Student Bolshevik, avant son départ pour Toronto en 1992. Dans la Ville Reine, au sein du collectif Shake Well Performance Art, elle a participé à différentes expositions qui l’ont menée vers le groupe qui fondera le 7a*11d International Performance Art Festival à Toronto. En 2000, Calder suit une formation en animation 3-D par ordinateur. Au fil des années, elle a été enseignante et a donné des conférences auprès de différents organismes, notamment l’École nationale de ballet du Canada, le programme Art in the Park, l’Université du Manitoba et Indigenous Roots, ainsi que dans le cadre du programme d’échange culturel avec l’Afrique du Sud d’imagineNATIVE. Ses œuvres ont fortement influencé de nombreux cinéastes autochtones et ont inspiré un nouveau genre cinématographique. Terril Calder a d’ailleurs été la mentore d’Amanda Strong et de Michelle Latimer et les a aidées dans leurs projets d’animation. Passionnée par les médias hybrides, elle expérimente en les amalgamant dans les films animés image par image qu’elle scénarise, réalise, crée et anime. Ses films ont été présentés partout au pays et dans le monde, et ont reçu de nombreux prix, notamment une Mention honorifique au festival de Sundance et une nomination aux prix Génie pour Choke, un court métrage coécrit et coanimé avec Michelle Latimer. En 2016, elle a été lauréate du K.M. Hunter Award du Conseil des arts de l’Ontario, pour son travail en arts médiatiques. 

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L'image en en-tête de l'article est tirée de Snare de Lisa Jackson

 

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