ÉditoS
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Nouvelles cinéma 01/09/17
4 Commentaire(s)
Par Apolline Caron-Ottavi , 2017-08-25

 

À peine plus d'un mois après George Romero, c'est un autre maître de l'horreur qui est parti le 26 août : Tobe Hooper. 

Pour se rappeler sa carrière, cet article du Monde (en français) ou ce copieux texte sur le site rogerebert.com (en anglais).

Mais encore : une entrevue avec le spécialiste du cinéma de genre Hervé Aubron sur Massacre à la tronçonneuse (en français).

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Mireille Darc, icône du cinéma français, est elle aussi décédée. La richesse de sa carrière demeure assez peu connue. Ces articles, entre autres, nous la rappellent : dans Le Devoir (en français) ou dans The Guardian (en anglais). 

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La saison 3 de Twin Peaks continue de surprendre et tient en haleine avant sa finale dimanche. Sous le joli titre "on n'a jamais vu ça", deux critiques du New York Times conversent sur cet objet télévisuel hors-normes (en anglais).

Stéphane Delorme y consacre d'ailleurs l'édito du nouveau numéro des Cahiers du cinéma, qui comporte un dossier sur la mythique série (en français).

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Dunkirk de Christophe Nolan a laissé Sylvain Lavallée sceptique, et il nous dit pourquoi dans cette longue réflexion publiée sur Panorama-Cinéma (en français).  

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Sur cinetalk.net, un texte sur l'Usine de films amateurs de Michel Gondry (en anglais).

Et Le Devoir relaie les propos du cinéaste sur ce projet qui a fait le tour du monde (en français). 

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Le prolifique Douglas Buck (qui anime le blogue Buck a Review sur Off Screen) a achevé une série d'articles sur les 4 volets de la saga Alien et sur ses influences (en anglais).

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Sur France Culture, une réflexion sur la féminisation des blockbusters américains (en français). 

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Indiewire a publié cet article sur Elle Fanning, devenue une figure de la sexualité adolescente au cinéma (en anglais).

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Helen Faradji, ancienne rédactrice en chef de notre site, a répondu à l'invitation du bloggueur David D. (Toronto Film Review) pour constituer sa liste des 100 meilleurs films canadiens

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À lire également pour les fans de John Boorman ou de Lee Marvin, ce texte sur Point Blank, qui fête ses 50 ans, publié dans Film Comment (en anglais).

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Une analyse détaillée du traitement de l'espace et de son rôle quant à la peur dans La Féline de Jacques Tourneur (en français).

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En attendant la saison 2 de Stanger Things qui commence en octobre, un article sur les Duffer Brothers (en anglais).

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Et au cas où vous ne l'auriez pas vu passer, Panorama-Cinéma a profité de Fantasia pour faire une entrevue avec Larry Cohen (en français). 

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Commentaires

Mathieu 10-09-17 11h55
Pour compléter ma réponse aux commentaires de van den Heuvel, vous parlez d'une explosion de la logique traditionnelle (Nolan joue pourtant avec l'espace-temps), et en même temps vous posez des questions auxquelles justement un drame de guerre traditionnel réponderait. DUNKIRK n'est pas ce film là. Je crois que les soldats coincés à Dunkirk se foutaient pas mal du contexte géopolitique! Je respecte l'article de Lavallée mais je ne suis pas du tout d'accord avec sa cote très basse du film. Le texte de Mandelbaum est pour sa part un point de vue non négligeable mais il faudrait une mini-série (il y en déja eu une en docu-fiction) ou des documentaires pour décrire tout ce que veut voir l'auteur de l'article, alors que DUNKIRK est un suspense de 1h 45 qui opte pour le point de vue de quelques anglais.
Mathieu 08-09-17 23h14
Monsieur Francis van denHeuvel, ce n'est peut-être tout simplement pas votre type de film? On ne peut demander à Nolan d'être un David Lynch, un Malick ou un documentariste mais le réalisateur britannique a ici le mérite de renouveler le blockbuster. L'objectif de Nolan avec DUNKIRK est clair et assumé. Je vous invite à lire (sur le web) sur ce qu'il a voulu faire avec son film. Oui il a un parti pris britannique, mais il se concentre sur le point de vue de quelques personnages britanniques. Et Nolan choisit la fiction pour évoquer cet événement historique et cet échec militaire. Si vous voulez le contexte, la géopolitique, etc il y a des documentaires intéressants sur le sujet. Pour les Français, il ne les a pas oubliés surtout avec ce que décide le commandant Bolton (inspiré du vrai du nom de Clouston) à la fin, hommage aux Français et à ce commandant. Pour ce qui est de l'ennemi, il est pratiquement invisible, un aspect davantage poussé que dans SAVING PRIVATE RYAN. Dans DUEL de Spielberg on ne voit jamais le camionneur du camion infernal, dans DUNKIRK aussi on ne voit jamais l'ennemi (jamais leurs visages), c'est l'une des particularités et partis pris du film. Et si vous voulez de l'ennemi au sens plus large, il y a une scène dans un petit bateau sur cette notion en temps de panique. Par ailleurs, si la musique de Zimmer est omniprésente, elle fait au moins croitre le stress et sied avec la situation terrifiante que pouvait vivre les soldats la-bas. Votre impression d'avoir vu un jeu video vient du côté immersif, des plans subjectifs que le réalisateur a préconisés. Pourtant ou est l'arsenal d'effets spéciaux numériques si essentiel pour la création d'un jeu vidéo? Il n'est pas là. On n'est pas dans PEARL HARBOR de Michael Bay! J'avais des réserves notamment sur INCEPTION car les rêves sont davantage des mondes virtuels parallèles que de vrais rêves, mais pour DUNKIRK, Nolan a réalisé son oeuvre la plus viscérale et sa moins verbale (pas de sur-explications), et c'est tant mieux!
Francis van den Heuvel 06-09-17 17h23
Merci a Sylvain Lavallée pour son excellent article sur Dunkirk de Christopher Nolan...Le moins que je puisse dire c'est que cette dernière ''poutine'' de Nolan m'a laissé sur ma faim et sceptique par sa vision étroite de l'Histoire....Je n’ai jamais été un grand fan du cinéma de Nolan : Interstellar, Batman , Inception, Memento...etc....Son cinéma c'est A+B = C...J'aime une certaine explosion de la logique cinématographique traditionnelle… Dunkirk ignore l'histoire, son contexte et sa géopolitique.. Qui est l'ennemi dans ce film...? .Ou sont les Français ??? J'ai eu l'impression d'assister à un jeu vidéo soutenu par la musique pompiériste de Hans Zimmer.... J'invite le lecteur à lire l'article de Jacques Mandelbaum - Le Monde -19 juillet 2017 : Dunkerque » : un déluge de bombes hors sol http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/07/19/dunkerque-un-deluge-de-bombes-hors-sol_5162278_3476.html
Mathieu 02-09-17 13h28
Pour la longue réflexion de Sylvain Lavallée sur DUNKIRK, il faudrait justement rappeler que le film de Nolan est justement un film. Ce n'est pas parce que Nolan ne fait pas une évocation psychologique et étoffée de cette bataille que c'est ainsi un non-film. DUNKIRK renouvelle l'idée du blockbuster et du spectaculaire. C'est une expérience sensorielle avant tout qui laisse la majorité du temps au suspense à haute pulsation. La mise en scène immersive, anxiogène et vertigineuse sans arsenal d'effets numériques, les effets sonores et la musique de Zimmer agissent comme une sorte de machine infernale qui ne nous lâche pas. Pour ce qui est de l'attente des soldats sur la plage, un autre cinéaste n'a qu'à faire un film la dessus. Une note de 4 sur 10 à DUNKIRK (je lui donnerais 9)me semble exagérer mais c'est la preuve que les impressions, les goûts et les opinions peuvent diverger grandement sur un film.

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