Cinéastes Invités

Distraction #1

par Jean-Guillaume Bastien

Juillet.
Soleil.
Pique-nique.
Festival.
Estival.
Été.
Chaleur.
Humide.
ÉCRIRE.

Ce dernier mot se glisse difficilement dans le champ lexical de l’été.

Je le note religieusement chaque semaine dans la section TO DO de mon petit agenda noir. En MAJUSCULES. Parce que oui, c’est important.

Juillet, le mois parfait pour commencer à plancher plus sérieusement sur l’écriture de mon scénario de long métrage intitulé Chanson candide.

Titre de travail. Justement, c’est l’étape où je devrais y travailler intensément.

Mais c’est l’été. Vous savez, on feel un peu léger.

En espérant qu’un assez-bon-film sorte prochainement pour s’enfermer un deux heures bien mérité à l’air climatisé. Sinon, j’irai peut-être voir n’importe quoi.

 

Juillet et ses distractions.

Qu’est-ce que l’écriture sans ses distractions ?

N’est-ce pas un peu ÇA le cinéma ?

C’est-à-dire celui qu’on fait quand on en fait PAS ?

Le médium par excellence qui se nourrit du temps.

Et particulièrement de celui perdu entre deux projets.

 

Je vous propose donc mes distractions personnelles intello-ludiques du mois de juillet.

Pourquoi pas jumeler mes modestes aspirations musicales aux dialogues du merveilleux film québécois Les bons débarras de Francis Mankiewicz ?

(L’exploration est définitivement une étape amusante).

Devrais-je me justifier en utilisant une citation intelligente ?

Certainement. Ça commence toujours bien un livre ou un dossier de subvention.

« Je ne suis pas un auteur, plutôt un bricoleur. »   – Alain Resnais, L’Express N°3194, 19 septembre 2012

(FUCK YEAH!)
Merci Internet.

Trouver avec un certain étonnement Les bons débarras dans son entièreté sur YouTube. Ouvrir six autres onglets de plus pour absolument rien. Le télécharger.

(Non, le film n’est pas disponible sur The Pirate Bay.)

Chercher la séquence désirée en fast-foward et avoir le goût de le regarder encore une fois au complet. Se dire qu’il s’agit d’une autre (belle) distraction.

Sortir le clavier MIDI. Brancher les instruments de musique.

Couper/coller des bouts. (Maîtriser un logiciel de plus comme Logic Pro X ou GarageBand, ça ressemble un peu à du montage au fond, ça peut sûrement servir.)

 

Nombre d’heures passées sur cette distraction: +/- 4 heures.


2 juillet 2014