Cinéastes Invités

Kalina Bertin – Blogue n°1

par Kalina Bertin

Mes chères/chers cinéphiles,

Il me fera plaisir de vous côtoyer virtuellement au cours des quatre prochaines semaines.

Ce serait plus interactif si vous pouviez vous brancher directement à mon cerveau – l’entièreté de mes futures entrées de blog y existent probablement déjà – éparpillées sur les murs de ma conscience – à la manière de Chalkroom par Laurie Anderson –       à vous de les découvrir à votre rythme. Cela dit, pour votre sécurité, il y aurait probablement des balises quand même. Une section réservée au Blog 24 Images. Télécharger le fil de mes pensées dédiées à ce blog serait une alternative. Si quelqu’un sait comment, contactez-moi. En attendant je m’en tiens au bon vieux traitement de texte.

Pour l’instant, fraîchement de retour d’un voyage plutôt prolifique de développement pour mon prochain film, je suis encore sous l’effet du décalage horaire. Je peine à me ressaisir, à retrouver la clarté d’esprit dont j’ai besoin pour écrire, pour travailler. Pour gérer mon anxiété énergivore. Je me fais toujours prendre au piège, le décalage du retour est toujours si difficile à braver. Celui de l’arrivée pourtant, est au contraire, enivrant, exubérant. Les stimuli d’un nouveau lieu à découvrir provoquent une montée d’adrénaline, une volupté délectable. On se laisse prendre au jeu, emporté, on plonge tête première dans l’aventure. Avec l’historique de santé mentale dans ma famille, cela ne vous étonnera pas que je me tienne loin des drogues. Mais ce buzz planant du décalage de l’arrivée me permet de le vivre pleinement. Je m’étonne du courage qu’il me donne. Puis, de retour à mon quotidien, c’est la fatigue accumulée qui me rattrape. Avec les réveils à 4h du matin et les couchers à minuit durant ce voyage de développement, il aurait été difficile que je m’en sorte indemne.

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas tourné des images pour le cinéma. Je m’étonne du courage qui surgit lorsque j’ai une caméra entre les mains et un projet de film en tête. Une vision. Une mission. Quelque chose qui nous habite et qu’on tient à cristalliser, afin de mieux le comprendre et de le partager. J’avais oublié l’intensité de cette émotion. La beauté de s’oublier soi-même pour ne devenir qu’un écho du moment qu’on capture. Se liquéfier dans le présent. Je vis pour ces moments de bonheur.

Image prise il y a une semaine lors de mon voyage de développement à Hawaii, pour mon prochain film. Stay tuned, d’autres détails à venir.

 

Parlant du bonheur, avez-vous de la difficulté à équilibrer votre vie professionnelle et votre vie privée/amoureuse? MOI AUSSI. Je vous reviendrai à ce propos.

En ce mois d’octobre, j’ai hâte de découvrir de nouveaux films au FNC, dont L.A Tea Time de Sophie Bédard Marcotte, The 20th Century de Matthew Rankin et de revoir CRASH sur grand écran, en présence de David Cronenberg. Si le temps me le permet, je vais aussi tenter de voir Marriage Story de Noah Baumbach, un réalisateur dont j’affectionne particulièrement le travail – surtout son film The Squid and the Whale que j’ai dû voir 20 fois. Vous le comprendrez, j’ai un intérêt tout particulier pour les films qui explorent la famille.

Sur ce, je vous laisse, mais si vous avez envie de vous synchroniser à mes plaisirs musicaux du mois d’octobre, je vous ai créé une playlist sur spotify que je mettrai à jour au fil du mois. C’est mon amie Joanne qui m’a appris à faire ça, des playlists sur spotify xx.

Bien à vous,

Ma caméra et moi.

Kalina


9 octobre 2019
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